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Description : |
Ce magnifique volume présente une belle rétrospective des œuvres
réalisées par Serge Mendjisky de 1948 à nos jours. Tout au long de sa
carrière artistique, commencée dans les années 50, Mendjisky a créé une
œuvre qui, à partir de l’intérêt essentiel du peintre pour la matière
colorée et la couleur de l’air,
s’interroge avec persistance sur le sens et la beauté de la vie.
De
ses débuts à l’an 2000,il a interrogé les notions de couleurs, de forme,
d’espace, à travers la peinture, la sculpture, la mosaïque, il s’est nourri
des leçons du fauvisme, du
cubisme, il a maîtrisé la technique divisionniste, trouvant son langage
propre et l’appliquant même à l ‘esprit Pop Art.
Un
grand nombre d’illustrations en couleurs nous permet de découvrir l’étendue
des thèmes abordés par l’artiste : les villes, leur architecture et
leur foisonnement humain, Paris, New-York, Venise, Tokyo, Londres,
Jérusalem.
la danse classique l’attire, pour la
grâce et l’élévation aérienne des danseurs, le flamenco pour la sensualité
des corps et la violence des couleurs. Il exprime son affection pour la
Provence, en peignant très tôt des oliveraies centenaires, des marchés
colorés, les côtes déchirées autour de Saint Tropez, les sous bois odorants
prés de Saint Paul de Vence, ainsi que des bouquets flamboyants. Sa passion
pour ces thèmes témoignent d’ un attachement familial, et d’ une
inspiration atavique pour cette région, au regard des très beaux paysages
de Provence, de son père Maurice Mendjisky, visibles en début d’album.
A
partir des années 80, ses recherches s’étendent à d’autres domaines de la
création, et vont englober la céramique, la mosaïque, la sculpture.
En peinture, dans les années 90, le
champs de vision va se déplacer, s’amplifier et déjà grâce à la
photographie. Serge Mendjisky va explorer la richesse colorée dans le
hors-mesure des corps, des visages des objets : un renouveau radical
pour la technique divisionnisme élaborée par Seurat en 1885.
En 1999, les reflets
aquatiques seront son dernier terrain d’exploration en peinture. Ils
l’amèneront à bousculer son
langage artistique et changer ses outils plastiques, en utilisant la
photographie pour traduire avec originalité sa conception perspectiviste de l’art .Avec ses œuvres récentes il s’inscrit
dans la contemporanéité, tout en conservant les préoccupations picturales de son œuvre passée. Voici
ce qu’il dit de son nouveau travail : « Photographiant un
objet, une figure ou un monument, je le détaille sous toutes ses formes et
toutes ses faces, celles que l’on voit et celles qui sont cachées. En ce
qui concerne Paris, sur un même lieu, mon but est de montrer la
multiplicité des regards et le foisonnement des mouvements. J’encercle mon
sujet avec une multitude d’instantanés, ensuite je le désarticule en bandes
et j’intègre sur le même plan toutes les faces existantes. A partir d’un réel
photographique, je recrée des perspectives, situant mon sujet dans un
espace-temps imaginaire et quand même reconnaissable. C’est un travail de
déconstruction et de
reconstruction difficile mais passionnant à réaliser et qui est
l’application directe du cubisme analytique en photographie.
Un texte écrit par Serge Mendjisky,
lui même, retrace les évènements
pittoresques de sa vie. Il raconte avec humour, distance et
émotion : son père, son enfance bohême, ses années de résistance,
encore jeune adolescent, ses débuts dans le monde de l’Art, ses amours
contrariés, ses succès et ses échecs, ses amitiés trahies, ses rencontres
fabuleuses avec les grands de ce monde, ses démêlés avec la justice. Une
série d’anecdotes drôles et nostalgiques animent cette monographie très
personnelle d’un artiste dont la devise pourrait être cette maxime de
Pierre Reverdy : L’Art par et pour la vie ,La Vie pour et par l’Art.
En début
d’ouvrage, un hommage inédit à son père Maurice Mendjisky, permet de découvrir l’œuvre magistrale
de ce peintre de l’Ecole de Paris trop mal connu.
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